Patrick RIMOND, Arles Perspectives

    « Suite à mes visites régulières aux Rencontres de la photographie, j’ai développé une fascination pour ce labyrinthe minéral qu’est le cœur de la ville d’Arles. J’ai parcouru les ruelles et les venelles des différents quartiers (la Cité, l’Hauture, Le Méjan, la Roquette et la Cavalerie) aux heures les plus chaudes, à la lumière éclatante et aux ombres profondes ; le moment où les arlésiens restent chez eux. C’est de cette rencontre qu’est née la série de compositions photographiques présentées dans ce livre.

    Portant un regard contemplatif sur les couloirs urbains, je me suis laissé imprégner par la puissance visuelle qui se dégage des bâtiments arlésiens, de la pierre. Et malgré l’étroitesse des passages, j’ai toujours ressenti une impression d’espace, comme celle que l’on perçoit dans les photographies des rues désertes de Paris par Eugène Atget.

     J’ai pour habitude pour mon travail photographique de choisir un univers qui me touche, où j’évolue sans objectif précis dans l’attente d’une rencontre « magique », de l’endroit qui me fera vibrer ; et c’est cette sensation que je cherche à retranscrire dans mes photographies. Mon travail invoque l’espace entre le soi et l’extérieur, le lien ou l’entre-deux (aida en japonais) dont parle le philosophe japonais Kimura Bin. » Patrick Rimond, mai 2015.

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    « During my regular visits to the Rencontres de la photographie, I have developed a fascination for that mineral labyrinth that is the heart of the city of Arles. I have wandered about the streets and alleys of the different neighbourhoods (la Cité, l’Hauture, Le Méjan, la Roquette et la Cavalerie) at the hottest hours, of glaring light and deep shadows ; the time of the day when the people of Arles remain at home. It is from this encounter that the series of photographic compositions presented in this book were born.

    In my photographic work, I usually chose a universe that touches me, walking around waiting for some « magical » encounter of the place that will make me vibe; this is this sensation that I try to express in my pictures. My work invokes the space between oneself and the outside, the link or the in-between (aida in Japanese) evoked by the Japanese philosopher Kimura Bin. » Patrick Rimond, May 2015.